35 SG - 37 SA

Deux douches froides

Ce matin, je me réveille de mauvaise humeur. J’hésite même à couper mon téléphone pour la journée. Au final, je le laisse allumer…j’aurai peut être pas du…

« La grand-mère va mourir. Il lui reste 2/3 jours d’après l’équipe médicale. Peut-être une semaine, mais ça, c’est dans le cadre d’un miracle. On nous a demandé de tout préparer pour pas être pris au dépourvu.(…). C’est le cycle de la vie. Toi tu vas mettre au monde ton bébé, et elle, elle partira ». Douche froide n°1.

Je sais pas pourquoi, mais prise d’un étrange pressentiment juste après le coup de fil, je me mets la pression pour terminer cette fucking valise de maternité. Je file au magasin, acheter les derniers achats pour le bébé et Mr Souris quand mon téléphone sonne. Étant en grande discussion téléphonique avec ma mère, et ne connaissant pas le numéro de téléphone, je ne prends pas l’appel. Je vois cependant que la personne m’a laissé un message vocal. Je l’écoute. Deux fois. Puis trois. Puis, en fait, j’ai failli l’écouter une quatrième fois mais j’ai opté pour un dialogue directement avec mon interlocutrice. Donc, je rappelle. C’est une gynécologue du Grand Hôpital. Elle a dans ses mains mes résultats urinaires et sanguins de vendredi dernier. C’est pas terrible. Associés à une tension élevée, ça l’est encore moins. Elle me donne un rendez-vous imminent pour contrôler et pour parler de déclenchement. Déclenchement?! « Déclenchement de quoi? » – me suis-je entendue lui demander par téléphone. Elle a ri gentiment, m’expliquant que ça pouvait être dangereux pour moi et/ou le bébé, donc qu’il fallait surement prévoir un déclenchement de l’accouchement.  Imaginez moi, entourez de gens, aux rayons gâteaux du magasin, en panique totale de me dire qu’on voulait déloger mon Étincelle. L’étincelle que j’ai mis 5 ans à avoir au creux de mon ventre…ils veuillent me l’enlever…Douche froide n°2.

J’ai terminé mes courses. J’ai foncé à la pharmacie acheter les produits pour boucler la valise. Et maintenant je prie. Pour la grand-mère, qu’elle parte vite et sans douleurs. Et pour qu’Étincelle ne soit pas déloger et qu’ils nous arrivent rien.

 

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35 SG - 37 SA

Le(s) rendez-vous du 9ème mois

Les rendez-vous du 9ème mois ont eu lieu vendredi 15 mars. C’était une grosse journée ce jour là, entre le rendez-vous express avec l’ostéopathe et le dernier cours d’accouchement avec la sage-femme.

Comme d’habitude depuis qu’on traîne dans le Grand Hôpital, on va au service PMI, on prend un ticket, on fait les étiquettes, on nous donne la feuille de circulation…et on attend.

Cette fois, on me demande d’uriner dans un pot. Ça tombe bien, j’ai, me semble-t-il la vessie archi pleine. Enfin…ça, c’est ma vessie qui a l’air de me le faire comprendre. Parce que dans ledit pot, pas beaucoup d’urine. Mais cela n’a pas l’air de perturber l’infirmière qui vient récupérer celui-ci.

La sage-femme, avec qui nous avions rendez-vous en premier n’a qu’une heure de retard. On stipule bien à l’accueil qu’un autre rendez-vous a lieu dans la foulée. Histoire qu’on nous recale pas. Mais bon, même avec du retard, on est censé être large. Enfin…on croit…

Celle-ci vient nous chercher avec son assistante. La nana, trop bonne mémoire, elle remarque ma nouvelle coupe de cheveux! Et que j’ai pris de bonnes joues depuis la dernière fois qu’on s’est vu. Elle en arrive même à remarquer que Mr Souris a raccourci (de fou) sa barbe. Vachement physionomiste la nana.

On en arrive à la pesée. +10 kilos depuis le début de grossesse. J’ai atteint les 55 kilos. [J’avais un rapport au poids très particulier depuis mon adolescence. J’avais énormément peur que la grossesse déforme mon corps, me donne des kilos que je n’arriverais probablement jamais à perdre – ou que j’aurai du mal à éliminer…fin, je faisais un blocage sur le poids. Mais, me voir perdre 7 kilos et passer de 45 kilos à 38 kilos m’a fait énormément peur. Je me suis sentie pire que maigre. Je tenais plus debout. Et actuellement, avec ces kilos en « trop », qu’est ce que je me sens bien. J’ai « de bonnes joues » – d’ailleurs, à chaque fois qu’une personne de mon entourage ne m’a pas vu depuis quelques semaines est obligé de me le dire – , et mon corps, n’est pas, comme je le pensais, déformé. Bref, dédicace Nina : je suis toujours aussi bonne ^^]. On passe ensuite à la palpation. L’Etincelle a décidé de garder sa tête en bas! Ô joie! ce bébé est déjà génial! L’assistante de la sage-femme prend le relai sur la consultation et nous fait écouter, pour la dernière fois – hors travail –  le cœur du bébé. Les larmes me montent. Ce son..bordel..il est toujours aussi beau…à chaque fois…on arrive pas à s’en lasser – et je remercie encore Dr Hope de nous avoir engueuler inciter pour qu’on puisse l’enregistrer sur notre smartphone le jour de la toute première échographie. L’assistante me prend la tension. Un peu plus de 14. Elle reçoit entre temps les résultats urinaires par téléphone : mon taux de protéinurie est supérieure à la normale…hum.. Elle  poursuivra l’examen du jour avec le toucher vaginal…et là…surprise : Col mou. Deux doigts. La perte du bouchon muqueux il y a quelques jours a commencé à faire bosser mon col.

De retour au bureau de la sage-femme, elles refont le point sur tout ça. Elle me recommande de faire de longuuuuuuuuuuues balades, de marcher lentement mais longtemps, de (re)faire de la voiture et de continuer à faire des longueurs de piscine. Elle rajoute aussi l’achat du ballon de grossesse, qui me servira lorsque mes contractions seront hard’ (j’ai pas hâte je vous jure !), pour pouvoir rester le plus longtemps à la maison et faire bosser le col puis soulager mes douleurs de dos. Je peux très bien aller jusqu’à la 41eme semaines mais, il faut que je prenne conscience que ça peut aussi être une question de jours…comme de semaine.

La sage-femme vérifie une dernière fois mon dossier. Puis, l’heure des au revoir est venue On l’aura vu 3 fois mais on a eu vraiment une très bonne accroche avec elle. La PMA, elle connait. On a pas eu de RALCS, ou bien de préjugés. Elle considère les grossesses PMA comme des grossesses précieuses, même si, comme elle le dit si bien, chaque grossesse est précieuse, mais elle a été avenante sur tous les points. Elle nous demande de bien vouloir – comme pour Dr Hope – venir faire un coucou avec la merveille – « parce que les bébés éprouvettes c’est les plus beaux et je veux tous les voir après « . (Elle est adorable ^^).

En sortant, une infirmière me chope. J’ai le droit d’uriner de nouveau dans un pot…et d’attendre qu’elle contrôle de nouveau mon taux de protéinurie. Taux toujours haut…on m’envoie faire une prise de sang. S’il y a lieu de s’inquiéter avec la tension « haute » et le taux, ils m’appelleront et me demanderont de revenir. Soit. |J’ai reçu les résultats, mais ce qui est génial, c’est que leur serveur fonctionne jamais. Mais j’ai pas eu d’appel, donc… sûrement pas lieu de s’inquièter.|

Une fois sortie, on file chez l’anesthésiste. Très bel homme, souriant, plein de gentillesse. Le rendez-vous dure 30 minutes. C’est bien la première fois que je juge qu’un rendez-vous anesthésiste est « agréable ». Il a bien compris que je ne souhaite pas de péridurale pour le moment, mais que je garde quand même l’option dans un coin de ma tête. Si j’ai trop mal ou que la césarienne me pend au nez sur le moment, au moins, je pourrai changer d’avis. Il nous explique comment ça se passe, comment doser avec l’aide de la pompe…les risques, minimes soit-ils…et les autres alternatives que je peux bénéficier comme par exemple le masque à gaz pour soulager la douleur à minima. Il m’indique même comment utiliser au mieux les accessoires dans la salle « nature », dédiée aux personnes souhaitant accoucher naturellement et préconise à Mr Souris des exos pour me soulager au max mes contractions. Je peux vous dire que Mr Souris a pris des notes! Il a pas envie de mourir ou de s’en prendre plein la tronche le jour J…

Voilà. Les dernières démarches administratives ont été faites.

Je suis censée – si j’accouche pas avant – avoir un rendez-vous à 39 SA pour un monitoring de fin de grossesse au Grand Hôpital « parce qu’on va pas vous abandonner comme ça Mme Souris ». Mais la 39eme SA me semble loin. Et c’est déjà bien un miracle d’être à ce stade.

Moi, la nana infertile, j’ai réussi à garder l’Étincelle 37 SA dans mon utérus. Alors si l’Étincelle veut bien rester dans mon utérus encore quelques temps – parce que égoïstement, l’avoir pour moi toute seule c’est un gros kiffe – ça serait cool. Mais si dans les jours, semaines à venir, l’Étincelle se décidait à venir…nous serions joie.

Parce que nous avons quand même bien hâte de voir ce feu d’artifice.

 

 

 

 

35 SG - 37 SA

Une question de datte

Dernier mois de grossesse. J’ai mal partout. Je marche comme une mamie, je n’arrive même plus à mettre un jeans ou une paire de chaussettes seule. Je parle même pas des paires de chaussures…Bref…la fin de grossesse dans toute sa splendeur.

La sage-femme lors de cours de préparation à l’accouchement nous avait conseillé de consulter un ostéopathe dès la semaine 37, afin de préparer le bassin et l’utérus au travail à venir. Chose faite.

Le rendez-vous a eu lieu jeudi 14 mars. Mon ostéo fait le point sur mes « symptômes » de femme enceinte et m’invite à m’installer. Commence alors une série de manipulation, douloureuses sur le coup mais qui font quand même un bien fou après. Elle comprend pas pourquoi l’Etincelle ne se positionne jamais à gauche. Elle cherche, trifouille et trouve! J’ai un espèce de blocage sur un muscle. L’Etincelle était un bébé feignant, au lieu de pousser, il préfère aller là où c’est plus facile et donc se loger tranquillement à droite– et donc me déglinguer mon corps et mon centre de gravité. Elle remédie à ça et continue ses manipulations.

Comme elle m’a suivi durant mon parcours PMA, elle hallucine toujours de me voir avec ce ventre. Et à chaque fois qu’elle me voit, elle fait son pronostic sur le sexe de l’Etincelle. Pour elle, c’est une fille. Lors d’une précédente consultation, elle m’avait parlé d’un test (libanais) avec une datte. J’avais pas trop testé comment cela fonctionnait, alors j’ai préféré m’amuser à faire mes tests stupides pompés sur le net. Elle est dégoutée de pas en avoir dans son cabinet.

Ce matin, à 8h00, j’allume mon téléphone. Je reçois un message de l’ostéo :

« Bonjour Souris, pouvez-vous passez à 13h30 aujourd’hui ? J’ai une patiente qui m’a ramené des dattes hier. Je vous fais le test si vous voulez ? 🙂 « 

Complétement névrosée l’ostéopathe. Mais j’accepte. Je déjeune, prends une robe et je file à son cabinet – heureusement qu’elle est au bout de ma rue!

Dans un tupperware, elle a au moins 20 dattes. De quoi faire un bon pronostic. Le test : Mettre une robe longue. Une tierce personne fait rentrer une datte dans ladite robe…et elle doit tombée au sol. Une fois par terre, il faut ramasser la datte avec les dents et sans s’aider des mains – bah vu mon état, je peux vous dire qu’on a bien rigolé! – puis il suffit de croquer jusqu’au noyau. Selon la partie du noyau qui a été croquer…(partie lisse ou bombée) cela détermine le sexe du bébé. Je suis tombée sur la partie du noyau qui valide son pronostic. Alors à voir à l’accouchement si les tests stupides pompés sur le net et son test de la datte ont eu raison.

Mais heureusement que le ridicule ne tue pas…

Et si vous souhaitez accoucher plus tôt (coucou ptitloup, pour toi la prochaine fois 😉 ), sachez que la datte est un fruit qui est conseillé par les sages-femmes au Moyen-Orient pour  faciliter l’accouchement et accélérer la phase des contractions. Et en plus, c’est scientifiquement prouvé!

 

 

Les cours d'accouchement

Les cours d’accouchement

J’ai contacté à plusieurs reprises le Grand Hôpital pour prendre rendez-vous pour les cours d’accouchement. Tombant sans cesse sur le répondeur, j’ai décidé d’envoyer un mail, espérant une réponse rapide de leur part. Ce fut le cas. Une petite liste plus tard ,  j’ai choisi la sage-femme qui allait me suivre sur ces critères : souriante, bonne tête sur le moteur de recherche , et à côté de la maison.

La secrétaire, avenante m’informe que la sage-femme fait deux types de cours : Quatre  demi-journées de quatre heures au Grand Hôpital ou sept cours d’une heure dans son cabinet libéral, non loin de la maison. J’opte pour l’option à côté de la maison.

Lundi 18 février – Cours n°1

Le cours a lieu à 14h00 ce jour-là. Mr Souris, qui a décidé de ne pas aller travailler m’accompagne.  Arrivée dans la salle d’attente du cabinet, je suis surprise par tous les faire-parts que la sage-femme a accroché aux murs.  Il y en a partout. Mais vraiment…partout! Une montée de panique monte. Mr Souris voit ma tête changée, mes yeux brillent, je suis presque sur le point de pleurer. Mon hypnotiseuse – que j’emmène partout avec moi via ses audios –  atterrie dans mes oreilles. Je me détends. Elle m’apaise. Puis, quelques instants plus tard, un défilé de baleine femmes enceintes arrivent. La sage-femme nous invite à nous installer dans son cabinet.  Nous sommes six. Une est censée accoucher le 15 mars de son deuxième enfant. Une autre le 2 mai (elle a de l’avance). Les trois autres me suivent au niveau de la DPA. Une le 12 avril, moi le 13, une le 14 et la dernière le 17. A la queueleuleu.

Commence alors les présentations. Elles ont toutes des grossesses de rêves. Aucuns symptômes, grossesses naturelles en C1 voir C2…Quand arrive mon tour, que je parle de la PMA, et de toutes les merdes que j’accumule depuis le début de la grossesse, la sage-femme prend son rôle très à cœur et essaie d’en savoir un peu plus sur mes émotions passées et actuelles : est-ce que je me sens bien / mieux ? Est-ce que je vomis encore ? Est-ce que j’ai repris du poids….Bref, j’ai l’impression d’être chouchoutée verbalement. J’apprécie. Elle se permet de me dire que pour une prochaine grossesse – optimisme bonjour – il se pourrait que j’échappe à tout ça, car, on le sait…chaque grossesse est différente. Eh ben…on verra si deuxième grossesses il y a…

Et puis, on commence à parler du sujet du jour : Quand venir à la maternité. La parte du bouchon muqueux, les contractions régulières pendant une heure et demie, la perte des eaux, les saignements vaginaux…Mr Souris prend note du faux travail…du vrai travail…

J’appréhendais beaucoup cette première séance. Au final, j’ai apprécie l’approche de la sage-femme, et la bienveillante des unes et des autres.

Mercredi 20 février – Cours n°2

Sujet du jour : Les contractions. Comment différencier le faux travail du vrai travail ? Comment soulager lesdits contractions…Elle nous explique donc les différentes méthodes de respiration et de relaxation. Elle en profite pour nous montrer « la poussée », ainsi que des postures pour un accouchement physiologique.

Vendredi 22 février – Cours n°3

Ce jour, on recommence les exercices de respiration. Elle insiste bien sur le fait qu’à chaque contraction il va falloir inspirer / respirer pour « soulager » et « gérer » au mieux la douleur.  On fait le point sur comment va se passer notre arrivée à la maternité, ce qu’on doit mettre dans la valise maternité : pour la maman et pour bébé. Je ne ferai pas la liste ici, chaque maternité a une liste différente.

Lundi 04 mars – Cours n°4

Cette fois-ci, nous sommes quatre. La femme qui devait accouchée le 15 mars a « pondu » semaine dernière. Celle qui a sa DPA le 12 avril, soit un jour avant moi n’a pas donné de nouvelles. La sage-femme nous demande comment nous allons. On fait le point, une par une. Et, toutes les fertiles sont en très mauvais état. Nausées, vomissements, remontées acides, sciatiques, hémorroïdes…tout y passe. Et pour une fois, à part mes contractions qui continuent à s’intensifier et à m’empêcher de dormir, je n’ai plus trop à me plaindre. La sage-femme me donne cependant quelques conseils : continuer à rester le plus possible allongée, gober des spasfons lyocs (plus rapide niveau efficacité) et filer sous le bain ou faire du copinage avec une bouillotte. Et elle me demande – elle aussi, comme la sage-femme du Grand Hôpital – de tenir jusqu’au 13 mars. J’essaie. Je fais au mieux.

Cette fois-ci, nous parlons du sujet qui me fait le plus peur. La césarienne. et les autres actes médicaux qui peuvent éventuellement utilisées lors de l’accouchement : la ventouse, les spatules -ou les cuillères…Après la petite explication de tous ces actes, elle nous demande si nous avons des questions. Ca tombe bien, j’en ai pleins! Moi qui flippe d’avoir une césarienne parce que la naissance sera – comme la conception et la grossesse – médicalisée, elle me rassure au mieux. Dans le Grand Hôpital, si la césarienne est programmée, l’homme peut assister à l’accouchement. Et il n’y a pas de séparation entre la mère et le bébé pendant quelques heures, comme il peut y avoir dans certains Hôpitaux. Et c’est un peu ce que je redoutais. Qu’on m’enlève Etincelle pendant ces premières heures de vie. Même si je sais que Mr Souris sera là, et saura très bien s’en occuper, j’ai besoin d’avoir ce bébé auprès de moi. Pour réaliser. En revanche, si celle-ci est faite en urgence, Mr Souris devra rester derrière la porte du bloc opératoire, et ça, pour moi, ce n’est pas concevable. Du coup, si l’Etincelle ne se retourne pas à la prochaine échographie de vérification, je n’opterai pas pour la VME – parce que si l’Etincelle a décidé de rester dans cette position, c’est qu’elle doit être hyper confortable – et du coup, je suis prête à envisager de ne pas accoucher par voie basse, sans péridurale pour permettre à Mr Souris –  si complication –  de participer à l’accouchement. Puis, peut-être que d’ici là…l’Etincelle aura compris dans quelle position il faut être. L’espoir est permis. Il permet que les bébés peuvent se retourner jusqu’à la dernière minute. Et avant de passer au bloc, ils vérifient toujours…pour le « au cas où ».

Comme au cours n° 3, la sage-femme nous fait un petit cours de méditation. Afin qu’on puisse s’entrainer à faire nos exercices de respirations et permettre de se détendre.

Je ressors de là complétement détendue, et un peu plus ouverte à la césarienne – si elle continue de me pendre au nez.

Mercredi  6 mars – Cours n°5

La sage-femme nous explique les rendez-vous post accouchement.

  • Ostéopathe : A aller voir 6 à 8 semaines après l’accouchement, juste avant de remettre le périnée, pour que celui-ci puisse remettre en place le bassin et ce qui aurait pu être « déplacé » lors de l’accouchement.
  • Sage-femme ou kiné : A aller voir 6 à 8 semaines après l’accouchement (et après la séance d’ostéo) pour faire 10 séances pour le renforcement du périnée. Les séances peuvent être de 2 ou 3 par semaine.
  • Gynécologue : A aller voir 6 à 8 semaines.
  • Kiné : A aller voir après le renforcement du périnée pour pratiquer le renforcement abdominal. ( vérifier d’avoir une ordonnance par la sage-femme ou le/la gynécologue).

On ne pratique pas le sport avant 3 mois post accouchement. O joie!

Lundi 11 mars – Cours n°6

Aujourd’hui, nous avons traité ce qui est nécessaire pour le bébé. En vrai, pas besoin d’acheter tout une pharmacie ou un magasin.

  • Liniment : Maison, c’est le mieux. Il faut juste un contenant avec une pompe, de l’eau de chaux, de l’huile végétale et de la cire (d’abeille ou de riz). Aroma Zone est ton ami! – J’ai envoyé une copine qui venait de Dordogne m’acheter tout ça, elle en a profiter pour vider le magasin ahah!
  • Carré de coton pour 7 à 8 changes par jours
  • Savon et shampoing surgras liquide
  • Huile végétale pour hydrater la peau : attention à l’huile d’amande douce qui, comme c’est un fruit à coque peut avoir un effet allergène.
  • Crème irritation pour le change
  • Talc : L’argile blanche, à placer dans un contenant à trou
  • Thermométre rectal : La température doit être entre 36.5 et 37.5°C
  • Tétine premier âge pour les biberons – si on n’allaite pas
  • Lime à ongle pour bébé : on ne coupe pas les ongles d’un nourrisson le 1er mois
  • Crème « lansynoh » pour préparer les seins et le mamelon  – si on allaite
  • Coquille / coussin d’allaitement  – si on allaite
  • Des couches : lavables ou jetables

Elle déconseille :

  • Les lingettes bourrées de cochonneries du commerce
  • Lait de toilette
  • Eaux nettoyantes sans rinçage

A savoir : Si vous avez une fifille, il se peut qu’elle fasse une chute d’hormone (elle aussi) et puisse avoir des boules au niveau des « seins » et également des saignements lors du change (comme des règles). Ne pas paniquer, c’est pas grave et ça passe tout seul.

Vendredi 15 mars – Cours n°7

Je n’ai pas pu y aller, j’avais mon RDV du 9eme mois au Grand Hôpital à faire – l’article arrive ASAP.

Vendredi 15 mars – Cours n°8 (avec les futurs papa)

Ce soir avait lieu le cours où les futurs papa étaient conviés. La plupart ne pouvant pas assister aux autres cours dans la semaine à cause des horaires.

La sage-femme nous accueille. Et d’emblée, nous annonce qu’une fille ne viendra pas ce soir. La fille qui était censée accoucher 1 jour avant moi a pondu très tôt ce matin. Elle a accouché en 5h de temps. Même pas eu le temps de lui installer la péridurale – Et là, Mr Souris et moi, nous rigolons nerveusement parce que au vu de ce qu’on nous a  dit lors de notre rendez-vous au Grand Hôpital, il se pourrait très certainement que la prochaine ça soit moi…

Elle refait le tour des conseils qu’elle a donné lors des cours d’accouchements…nous explique qu’on peut être très heureux d’avoir un bébé mais très perturbé aussi par la venue d’un nouveau-né. Qu’il ne faudra pas culpabiliser si on en a marre de l’entendre chouiner, de pas assez dormir etc.– ah bon?! on a le droit de se plaindre –  ?! (coucou Célia et Ségolène 😉  – perche facile! ).

Elle nous (re)parle du baby blues. Ça arrive tout de même à 7 patientes / 10. C’est pas anodin et ça arrive en général au bout du 3eme voir 4eme jours. C’est censé durer 2/3 jours maximum. Si ça continue sur du long terme, on parle de dépression post partum et il ne faut pas hésiter à consulter. Parce qu’on peut vraiment vriller avec les hormones. Hum…rassurant…

Dernière séance donc ce jour. Je redoutais vraiment les cours. Jusqu’à boycotter un max la prise de rendez-vous. Et en fait, ils ont été très bénéfiques. J’ai pu poser toutes les questions que je souhaitais. Avoir des réponses à mes doutes de novice en maternage. Je peux pas dire que je suis prête à 100%,j’avance à mon rythme dans ce grand chamboulement, mais je sais que la sage-femme n’est pas loin si j’ai besoin de parler ou si je suis prise d’un grand doute – ce qui risque d’arriver sous peu !

36 SG - 38 SA

Rendez-vous en salle de naissance

Spoiler alert : Don’t panic! J’ai pas pondu!

La sage-femme nous a donné rendez-vous au Grand Hôpital, à la première heure – quand on dort pas beaucoup de la nuit c’est hyper trop tôt – pour visiter la salle de naissance.

Nous sommes une dizaine de couples au lieu de rendez-vous. Elle nous explique comment nous rendre au service maternité du Grand Hôpital dans la journée rapidement ou de nuit – les entrées sont différentes selon le jour / la nuit. Elle explique aux Hommes où se garer rapidement pour être efficace le fameux jour.

Arrivés au Grand Hôpital, nous déambulons dans les couloirs pour aller jusqu’au service maternité. On passe devant le service PMA. Blindés de galérien(ne)s, venu(e)s pour des échos, des spermogrammes ou des prises de sang. Un défilé de baleines devant des gens qui rêveraient d’être à notre place aujourd’hui.  J’ai revu les regards…les regards qu’on a eu nous aussi durant notre parcours… Ma gorge se serre. Mr Souris me prend la main… L’Étincelle décide de se manifester au même moment. Comme pour me dire que oui, on revient de loin, et que je ne peux pas toujours être mal à l’aise dans ces moments-là. 

Au service maternité, nous sommes accueillis par des sages-femmes. On nous invite dans une salle de naissance.  Le choc. Immense salle. Hyper bien équipée. Avec des équipements que j’ai pu voir au bloc opératoire, lors des ponctions…Et là, dans ma tête, grand trou noir. Je suis prise d’un gros coup de chaud, mes yeux se mouillent…alors c’est vrai…on y est vraiment ?! c’est vraiment moi qui vais être dans ce lit, bientôt ? J’ai vraiment du mal à réaliser… Mr Souris aussi je crois. Son visage est fermé. Comme s’il prenait conscience, là maintenant, que c’était vraiment la dernière ligne droite. Que bientôt, nous serons dans une de ces salles, pendant des heures… La sage-femme fait le tour de ce qui se trouve autour de nous. Le lit, le matériel pour la péridural, la baignoire pour les accouchements physiologiques, la douche, le petit berceau… Et au même moment…un cri…un bébé dans la chambre d’à côté vient de naître… Frissons… On se regarde tous.

Le temps semble s’être arrêté… bientôt…

 

34 SG - 36 SA

Le 13 mars !

Elles – la sage-femme et la gynécologue –m’ont demandé de garder l’étincelle dans mon utérus jusqu’au 13 mars.

C’est aujourd’hui.

Le risque de prématurité est derrière nous.

Les contractions se font plus douleureuses. Et plus regulières aussi. Ca fait exactement 11 mois que je n’ai pas vu / eu de régles. J’avais oublié ces douleurs… alors, je suis redevenue amie avec la bouillotte. Et les spasfons.

La perte du bouchon muqueux a fait son apparition il y a quelques jours…alors j’attends… mais il paraît que ça veut rien dire. Mais j’attends quand même…

J’attends quoi? Je sais pas… que mon corps me donne le top départ pour foncer à la maternité sûrement…

Je suis officiellement dans mon dernier mois … la vraie dernière ligne droite.

Il paraît que ce n’est qu une question de jours ou de semaines à présent…

 

34 SG - 36 SA

Une de plus!

Il y a 31 ans, un 8 mars 1988 naissait le plus beau bébé du monde (en toute modestie) .Une petite fille qui deviendra 31 ans plus tard, une femme presque modeste et parfaite.

Comme l’année dernière, un petit tour chez le coiffeur – mais une semaine avant cette fois ci.. Elle a de nouveaux les cheveux courts. A son plus grand bonheur. 

36 SA. Le matin, elle se connecte sur un réseau social. Une amie d’enfance vient lui parler. Cette amie, on l’appelera A. A, elle attend d’être enceinte depuis 6 ans. Avec son chéri, il avait entamé des examens pour commencer le parcours PMA dès que qu’elle lui avais filé les coordonnées de Dr Hope et de ses équipes. Elle l’informe que c’est pas la grande forme. Qu’elle est vraiment beaucoup malade, et qu’elle a passé la nuit à l’Hôpital. Mais rien de bien grave apparemment. Une petite surprise s’est nichée il y a un peu plus de 6 SA dans son utérus. Elle a vraiment du mal à réaliser comment c’est possible…puis surtout, elle a du mal à comprendre comment on peut être autant malade. Ça, elle, elle peut lui expliquer… Enfin, même enceinte, la nana elle trouve ça dingue qu’une de ces potes devienne Gertrude.

Quelques heures plus tard, un mail. Un ancien collègue de quand elle vivait à l’autre bout du monde. Il lui annonce qu’il va se marier. En août. lui, qui, il y a encore quelques années avait du mal à trouver une chérie…

Et parce que jamais deux sans trois….son amie photographe lui envoie un SMS pour lui dire qu’aujourd’hui, il fait super beau sur Paris, donc une séance couple s’impose. Alors, Mr Souris et elle prépare vite une valise avec des vêtements, des accessoires, et les voilà partis dans un beau parc. Pour celles de la Région Parisienne, la vallée aux loups à chatenay malabry (92) c’est vraiment très sympa! La séance débute donc en explosion de rire parce que Mr Souris n’est clairement pas à l’aise face à l’objectif.  C’était à prévoir. Mais au final, il s’en sort plutôt bien. En robes, en sous vêtement (dehors, oui, il caille mais comme dans la neige, on fait ça qu’une seule fois non ?), en pantalon…en talons aussi…derrière des bambous, des arbres, sur des bancs, dans un champ de jonquille, sur un pont…près d’un étang…la séance aura duré pas loin de 4 heures. Mais qu’est ce que c’était bien! Comme la dernière fois, elle va trier les photos, sélectionner les plus belles, mais ayant eu un petit aperçu, il y en a des magnifiques. On lui fait confiance, c’est elle la pro. Et on la remerciera jamais assez de nous faire des souvenirs au top de cette grossesse.

Le soir, retrouvailles avec les copains au restaurant où nous avons l’habitude d’aller. On boit – du sans alcool – on mange – comme des cochons – et arrivés au dessert, Mr Souris arrive avec le dessert qu’elle a choisi, une bougie dessus,  en chantant à tue tête « joyeux anniversaire ». Elle devient rouge écrevisse. Tout le restaurant se met à applaudir et à fêter l’anniversaire…Et sur la table, une petite boîte rouge, contenant LA bague qu’elle attendait depuis le pacs est délicatement posée.

Cet anniversaire – comme pour Noël –  a eu un goût bien différent.

Elle voulait être maman pour ses 30 ans. C’est durant l’année de ces 30 ans que le transfert a fonctionné. Un mal pour un bien. C’est avec les bras vident mais le ventre bien rebondi qu’elle débutera l’année de ses 31 ans.

Et dans moins d’un mois…l’Etincelle sera son plus beau cadeau. Dans ses bras cette fois-ci

 

33 SG - 35 SA

L’échographie du troisième trimestre (bis) : On (re)contrôle

Le 11 février dernier avait lieu l’échographie du troisième trimestre. J’étais ressortie complétement dévastée du rendez-vous, maudissant fortement la gynécologue qui m’a laissé avec mes questions et mes doutes quant au problème de rein dilater de l’Etincelle jusqu’à la prochaine échographie de contrôle…

La fameuse échographie de contrôle a donc eu lieu ce jour.

 

Arrivés au Grand Hôpital, Mr Souris et moi nous rendons au service maternité. Il y a du monde, et n’ayant rien avalé juste avant, on déjeune dans la salle d’attente – à l’aise maintenant les gens. Il y a apparemment du retard, car nous avions rendez-vous à 13h45…Trente minutes plus tard, nous sommes toujours assis sur nos chaises. Sauf que cette fois, le temps passe relativement vite. Une mama africaine  arrive en fauteuil et vient me taper la causette. Elle a une quarantaine d’années, et nous informe qu’elle attend des jumeaux. Deux garçons. Grossesse surprise, dix ans après son premier enfant. C’était pas prévu au programme. Elle est vraiment mal en point. Elle nous dit qu’elle vit un enfer, même si elle estime la chance qu’elle a de vivre à nouveau une grossesse. Je ne peux que compatir, ayant moi-même eu ce genre de pensées il y a encore quelques semaines. Ceci étant, je relative en me disant qu’il y a pire que moi, et qu’heureusement j’ai dit non à Dr Hope quand elle a voulu me mettre deux blastocystes. Je serais surement internée à Ste Anne à l’heure d’aujourd’hui >.< Enfin bon, on aura passé une bonne heure à parler, à rigoler aussi, parce que même si elle se plaignait, ça restait dans le ton de l’humour – bien que je puisse comprendre que ça avait pas l’air facile du tout !

Une heure trente de retard et la gynécologue échographiste vient nous chercher. Elle est très âgée. Son bureau est dans le noir. A peine un bonjour, elle me demande de me déshabiller pour qu’on puisse passer directement à l’échographie. Je m’installe. Mr Souris, grand timide reste en retrait. Il y a pourquoi une chaise juste à côté de la table d’examen. Mais non. Elle attend pas qu’il se décide, elle commence. Le coeur…boum boum boum…il fait toujours un son mélodieux. Puis elle passe en revu tous les aspects de l’anatomie de l’Etincelle. Sauf l’entrejambe, car nous ne manquons pas de lui dire qu’on ne veut pas savoir le sexe-  Puis ça serait con, à un mois du terme qu’on nous lâche l’information alors qu’on a réussi à tenir 8 mois.

Verdict de l’échographie :

  • L’étincelle a bien voulu coopérer. Je sais pas si c’est le fait d’avoir fait deux séances d’acupunctures – j’ai annulé la séance n°3 de lundi, pensant que de toute façon c’était foutu – d’avoir pratiqué le moxa aussi chaque soir à la maison, la marche à pied en mode mamie ou le fait de supplier le bébé de se mettre tête en bas…mais…l’Etincelle est absolument bien positionnée. La tête en bas, le cucul de l’autre côté… Un réel soulagement pour moi qui tient vraiment à accoucher le plus naturellement possible – même si oui, je sais, que tout peux arriver, laisser moi continuer d’être naïve.
  • Le rein quant à lui est toujours dilaté. Pas de fou mais quand même. Il est plus gros que l’autre et cela se voit très bien à l’échographie. Cependant, pas de quoi s’alarmer non plus d’après elle, il faudra qu’on contrôle à la naissance et un mois après pour voir l’évolution. L’opération, si elle doit avoir lieu se prendra en fonction des résultats à la naissance. Pour le moment, on ne doit pas penser au pire.

La gynécologue a eu la gentillesse de nous faire plusieurs clichés d’Etincelle, dont une en 3D. Une première pour nous, qui n’étions pas forcément demandeur en plus de ce genre d’image. Alors bon, j’ai mangé un éclair au chocolat avant l’échographie, donc le sucre l’a rendu hyperactif. A chaque cliché, il se cachait. Elle m’a alors demandé de lui taper les fesses ( gné ?!) en m’indiquant où elles étaient…puis là, L’Etincelle a bien voulu enlever sa main de ses yeux…

De voir les traits…je me dis que ça rend encore plus les choses concrètes. Nous sommes comme deux abrutis, Mr Souris et moi, à regarder les photos.

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33 SG - 35 SA

Tu dois être (trop) pressée…

« Tu dois être (trop) pressée ».

C’est la phrase que les gens me disent à chaque fois.

Pressée ?

Non.

Je commence à redouter l’accouchement : Je veux accoucher sans péridurale, pour vivre au moins quelque chose de naturel durant ce parcours. N’ayant pas pu faire un bébé couette, et ayant eu une grossesse méga médicalisée – faute à l’HG et aux nombreuses contractions puis à la MAP – j’ai envie au moins de vivre un accouchement le plus naturel possible. Sans piqûre. Sans médicalisation derrière. Même si je dois en chier. Mais voilà, je sais toujours pas comment est positionnée l’Etincelle, et le fait de penser à la possibilité d’une césarienne me fait très peur. Je n’ai guère envie d’avoir une cicatrice de plus sur mon corps. Une cicatrice qui me rappellerait (encore) tout ce parcours. Bien que cette cicatrice sera la concrétisation du pourquoi…Psychologiquement, je fais un blocage.

Je commence à redouter le « après »: Et si on assurait pas ? On a tellement l’habitude de notre petite vie à deux depuis tout ce temps, est-ce que nous allons gérer la nouvelle organisation? Est-ce que notre couple tiendra ? Est-ce que… Et si….? Mon cerveau ne s’arrête plus de penser. Et ça me fatigue.

35 SA passées. Dans deux semaines, on aura passé le risque de prématurité.

La sage-femme m’avait dit de tenir jusqu’au 13 mars. J’y suis presque.

J’ai juste envie de garder l’Étincelle au creux de mon ventre. Pour encore un petit moment.

Du coup, je commence à faire des grosses crises de larmes à l’idée de me séparer du bébé. Le fait de m’imaginer le ventre de nouveau plat et vide par la suite me remplie d’avance de nostalgie. Mr Souris me rassure en me disant que nous avons encore cinq blastocystes au congélateur de la Clinique. Que je peux espérer revivre une grossesse. Mais ais-je envie de retourner en PMA ? Je n’en suis pas vraiment sûre. Bien que le protocole pour un TEC, je le sais est bien plus léger que de devoir tout refaire. Je sais la chance que nous avons d’avoir eu une belle boîte de six œufs. Et la chance que ce premier transfert ait eu une issue positive. Devoir de nouveau planifier des rendez-vous, me droguer d’hormones et potentiellement revivre des échecs, je n’en ai plus envie. Je suis à saturation. Je n’arrive même plus à lire les blogs PMA. Ça me renvoie dans nos nombreux échecs, et j’arrive pas / plus à prendre le recul nécessaire.

J’ai retrouvé mes audios d’hypnose et à chaque fois je me fais des pauses détente quand je sens l’angoisse montée. Sauf que l’angoisse, elle vient souvent ces derniers jours. Alors j’essaie au mieux de canaliser tout ça. Mais ça reste compliqué. Du coup, je vais appeler d’urgence mon hypnotiseuse semaine prochaine pour qu’elle me maraboute de nouveau mon cerveau. Je sens que j’en ai besoin.

Et puis, je suis la dernière.

Dans la brochette de mes copines blogueuses, il y avait Psychota et Ptitloup…

Puis…moi…

Psychota a accouché. A l’heure où je vous parle, Ptitloup est à la maternité…la prochaine…dans un délai très proche …c’est moi.

Et j’ai de nouveau peur.

Peur de l’accouchement…peur de l’après…

Et mon cerveau ne s’arrête pas…

 

 

 

32 SG - 34 SA

Apparemment, pas de changement

Hier soir avait lieu le rendez-vous de la semaine avec l’acupuncteur. Pour voir si la première séance et le rituel du moxa chaque soir avait motivé l’Etincelle à se retourner. 

Comme la dernière fois, le praticien m’accueille avec un énorme sourire – limite on pourrait se claquer la bise maintenant et m’invite à patienter, le temps qu’il termine deux trois bricoles. Pas le temps de bouquiner les Sempé qui traînent sur la table, il nous invite à aller dans la deuxième salle de consultation – celle où j’avais l’habitude d’aller lorsqu’il me charcutait piquait avant et après les transferts.

Il refait un point sur mon dossier et me demande si j’ai senti un changement dans la position de l’Etincelle. A part le fait qu’il a réussi à me l’exciter encore plus que d’habitude la fois dernière…que dalle. Le néant. Je sens bien que l’Etincelle est positionnée de manière différente mais je ne sais toujours pas où est sa tête. 

Il m’invite donc à me « mettre en petite tenue » et à monter sur la balance pour vérifier ma prise de poids depuis lundi dernier. +2kilos 2 sur la balance. Va falloir que je me calme sur les crêpes…  Ensuite, après avoir pris ma tension, il recommence son protocole avec les aiguilles. Il rajoute juste quelques points à traiter et c’est parti pour 45 mins de dodo.

Mr Souris a le droit de continuer à me cramer chauffer les orteils avec le moxa.

Je le revois semaine prochaine, juste avant l’échographie de contrôle pour le rein et pour une potentiel version.

En attendant, n’étant pas spécialement fan de la potentielle version qui me pend au nez, je demande à l’Etincelle de bien vouloir coopérer et de foutre sa putain de tête en bas.

On va donc lui faire confiance et patienter….