18 SG - 20 SA

La moitié

20 semaines. La moitié du chemin. Cela reste incroyable. Mon cerveau, sans doute trop habitué à ces nombreux échecs durant ces années de PMA a encore du mal à réaliser. Et pourtant, c’est bien vrai. 

En voyant que j’étais à la moitié de la grossesse, j’ai eu les boules. J’ai passé quatre mois à ne pas profiter, à maudire le fait que ça se passe pas comme je l’avais imaginé et à rester allongée soit au lit, soit sur mon canapé sur ordre médical. Alors oui, je suis en cloque, l’alitement est pour la bonne cause, il n’en reste pas moins que mes muscles (le peu de muscle que j’avais aux jambes …) en ont pris un coup. Mon moral aussi par la même occasion. Quand le soleil brille, moi, je ne peux qu’ouvrir ma fenêtre pour respirer un peu d’air frais. A la dernière consultation gynécologique, bien que mon col soit bon, la gynécologue m’a autorisé trente minutes de marche. Même ça, j’y arrive pas. Je suis obligée de faire des pauses (coucou p’tit bout de Dame Lapin) ou écourter le trajet. 

J’ai eu le GO pour reprendre le yoga. Mais le prénatal. Et bordel j’en chie. Parce que mine de rien, ne pas bouger de son canapé depuis 4 mois et des brouettes, ça se sent! J’ai l’impression d’être une petite vieille sur son tapis.  

Bien que ce soit le deuxième trimestre, les vomissements ne s’arrêtent pas. Parfois j’ai quelques pauses de répit, mais les vomitos reviennent de plus en plus fort. Ce qui est rassurant, c’est que je ne maigrie pas (même si j’ai toujours pas pris un kilo ni même un gramme depuis que j’ai retrouvé mon poids de base).

Je continue de bien manger avec des envies bien bizarres. Parfois, j’envoie Monsieur Souris faire des petites courses. Sa dernière virée au Monop’ : acheter des 3D goût cacahuètes et goût bacon. Le truc que je n’avale jamais évidemment d’habitude. J’ai eu envie de ça un matin, à 10h00. J’étais seule à l’appart, j’ai regardé si Amazon pouvait pas m’en livrer en prime. Penses-tu que non… . Il est revenu avec un nature à la place d’un paquet cacahuètes. J’ai pleuré. Le soir même, j’ai eu envie de pop-corn avec ces fameux 3D puis dans la foulée je me suis avalée une tablette de chocolat.  – et même avec tout ça je prends pas un kilo ahah!

Mon ventre pousse. Doucement pour certain(e)s, rapidement pour moi et Mr Souris. Il y a encore quelques semaines, je m’habillais large. Comme si je n’assumais pas ce corps qui change. Maintenant, j’ai opté pour les vêtements proche du corps, qui mettent bien les formes en valeurs. Je crois que je commence doucement à assumer que ça ait marché pour de vrai.

J’ai l’impression d’avoir passé la première moitié de la grossesse à avoir peur. Peur que le blastocyste ne tienne pas. Peur d’avoir un énième négatif dans la tronche. Peur que la deuxième, puis la troisième prise de sang soient pas bonnes. Peur de ne pas avoir de sac à la première écho. Peur de ne pas voir de vésicule et de cœur à la seconde écho. Peur pour l’échographie du T1 . La peur, à chaque instant. Encore maintenant, j’ai peur qu’une merde me saute à la gorge. J’ai toujours ce toc : à chaque passage aux toilettes, je regarde s’il y a du sang dans ma culotte. Culotte blanche quasiment chaque jour évidemment… et je continue en dérivant sur le papier toilette.

L’étincelle me rappelle cependant que, jusqu’à preuve du contraire, tout va bien. Ça gigote de plus en plus et les mouvements sont de plus en plus forts. A part des nuits blanches causées par des douleurs ligamentaires – c’est archi horrible quand même ce truc faut bien qu’on se le dise ! – tout va bien. (là, j’essaie vraiment de me rassurer avant cette fameuse écho morphologique…). 

J’ai testé aussi la petite crise de larmes due aux hormones. Pour rappel, la poussette qu’on souhaite acheter et une nouveauté de la marque Silvercross. Un seul magasin NatalMarket l’a en démonstration dans sa boutique sur Paris. Le prix était de 1050€  Elle est, depuis une semaine en ligne sur le site Internet au prix de 1250 €. J’appelle le vendeur de la boutique qui a même pas été fichu de me donner une explication sur le « vrai » tarif et m’a gentiment raccroché au pif. L’augmentation du prix m’a foutu les boules, parce que déjà mettre 1050 € dans une poussette … bon, admettons..mais rajouté 200€, même si on peut se le permettre, ça fait un peu beaucoup. J’ai fondu en larmes pendant quasi trente minutes. J’ai tant bien que mal essayé de joindre le service clientèle de NatalMarket mais à 18h45, même s’ils sont censés fermer à 19h00, personne à décrocher. Mr Souris, bilingue espagnol a pris le téléphone pour appeler Silvercross Espagne – je crois qu’il a surtout voulu éviter le drame hormonal de la soirée. Une charmante nénette a confirmé qu’elle était bien au premier prix affiché et qu’elle pouvait même nous envoyer cette merveille si on avait pas envie de remettre les pieds dans la boutique parisienne. \O/

Récemment, une copine de Bretagne m’a avoué ne pas avoir beaucoup profité de sa grossesse elle aussi et n’avoir que deux photos d’elle pendant cette période. Je ne veux pas faire la même erreur. Et bien qu’ayant encore 5 blastocystes au congélateur, rien n’est sur que j’ai envie de recommencer à vivre une grossesse,  de recommencer un (ou plusieurs) TEC puis si c’était le cas, est-ce qu’un des blastos s’accrocheraient ? Je sais déjà d’avance qu’une éniéme FIV, c’est hors de question. Alors, je pars dans l’idée que je vis mon unique grossesse…au cas où…pour ne plus regretter. Je commence doucement à me renseigner pour faire un shooting photo en intérieur et en extérieur. Ça coûte un bras, mais j’ai déjà pas mal d’idée sur le lieu, le style de photos, et j’ai vraiment envie d’avoir des souvenirs de ce moment. 

 

 

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16 SG - 18 SA

Le verdict (…) 1 mois plus tard.

Le poids d avant grossesse était de 45 kilos. Ce matin, la balance annonce 44 kilos tout pile. Il lui manque 1 kilo. Mais grâce aux médicaments qu’elle essaie de prendre un jour sur deux, elle (re) mange normalement, donc, doucement mais sûrement reprend du poids et le moral revient.

– Comment ça va, depuis la dernière fois où c’était  vraiment pas la forme ? » – me demande la consoeur de Dr Hope.
Je lui explique que depuis que j’ai le zophren, mes journées sont magnifiques. Tout va bien. Ou Presque. Bah oui, ça aurait été trop beau une Souris qui râle pas…

Oh la revoilà qui va encore se plaindre…

– je suis hyper constipée depuis 2 semaines et demi. Tellement que j’ai même acheté 3 packs d’eau hépar( il parait que c’est hyper bon pour la constipation…mon cul ouais…). J’ai même été à Naturalia acheté des gâteaux bourrés de fibre et je carbure aux fruits mais rien n’y fait.
Sourire de la gynéco. Décidément, vous allez me faire la totale…Bon, je vais vous donner des suppositoires et une solution buvable à prendre. Normalement, le transit devrait revenir rapidement. Et sinon, vous sentez le bébé bougé ? si oui, depuis quand ?
– Oui, je l’ai senti il y a environ 2 semaines. Et depuis hier, c’est la java dans mon bide.
– Sourire de la gynéco. C’est parfait ! Ça veut dire qu’il est en pleine forme! Vous avez des questions ?
Ayant une mémoire de poisson rouge, j’ai pris soin de noter toutes mes questions sur mon téléphone portable. Du  coup, après avoir fait le point sur mes questionnements, est venue la question du poids… Mais, j’ai pu souffler quand elle m’a dit que pour un kilo, elle allait pas chipoter et qu’elle m’aurait envoyé à l’hôpital si je continuai à vomir, ce qui, grâce au médicament n’est pas le cas aujourd’hui. Tant que ça continue de faire effet – parce que malheureusement ça peut s’arrêter du jour au lendemain – je dois le poursuivre.
Elle m’a ensuite invité à aller me déshabiller. Naïvement je lui ai demandé si je devais enlever ma culotte. Elle a de nouveau rigolé et m’a dit que oui. En fait, on me ment. Mais on me ment jusqu’au bout. Non la grossesse c’est pas pioupiou, et surtout..on continue d’enlever sa petite culotte… rahhh!!!

Allongée sur la table d’examen, le premier regard aura été pour mon bide. La dernière fois qu’elle m’a auscultée, j’avais la peau sur les os. Un petit bidon ressortait mais j’étais tellement maigre qu’elle regardait plus mon squelette que mon bide. Cette fois, elle m’a dit que ça avait vraiment bien poussé et que c’était tout mignon. Je prends le compliment, je commence doucement à me faire à l’idée que mon corps puisse changer. Pas chose aisée pour moi mais je me détends un peu plus de ce côté là. Une fois le gel mis sur mon ventre, l’Etincelle est apparue. Toujours aussi magnifique. Il est positionné en siège et s’est amusé à donné des coups, qu’on a pu sentir lors de l’examen tout en le voyant à l’écran. Après nous avoir montré ses membres, one by one, elle nous a demandé si nous souhaitons connaître le sexe. Toujours pas. Du coup, elle n’a pas été voir. Elle a vérifié l’estomac et il a l’air de bien manger puisque celui-ci est plein. Bon, il doit kiffer ma popote et toutes les meringues que je m’empiffre depuis des jours.

De retour à son bureau, elle m’a prescrit mes ordonnances pour ladite constipation (je joue dans le glamour depuis le début de la grossesse, je vous raconte pas comment mon mec est heureux), un certificat médical pour continuer le télétravail – parce que j’ai toujours l’interdiction de prendre les transports en commun et je dois continuer à limiter mes déplacements en voiture. Des spasfons pour les douleurs ligamentaires – bah ouais, rien ne m’échappe. Bon, pas contre pour le pipi toutes les 20 minutes en journée et toutes les heures la nuit, on a pas de solution, alors je continuerai à râler en me prenant les portes dans la tête parce que Mr Souris aura oublié de les refermer.

La prochaine étape est l’échographie du 2eme trimestre. Elle est très très bientôt, et ça me donne presque envie de pleurer parce que mine de rien, à force d’être toujours dans la peur, qu’un rien merde, alors qu’on peut absolument rien contrôler, le temps file à une allure folle comparée à quand nous étions en parcours PMA. Alors, je me suis promise d’essayer de me détendre – je crois mon hypnotiseuse va me revoir très très vite – et de profiter des petits coups de l’Etincelle – que je commence à apprécier par rapport aux premiers jours où j’étais complètement apeurée – et de cette grossesse, puisqu’on ne sait pas après tout si j’aurai la chance d’en vivre une autre un jour.

 

 

16 SG - 18 SA

Le coup de cœur <3

Il y a plusieurs semaines avait lieu sur Paris le salon du bébé. Pensant que c’était le moyen de se projeter (un peu plus) dans la maternité et ce grand changement à venir, Mr & Mme Souris y sont donc allés…

Des étudiants. Pleins d’étudiants. Beaucoup trop d’étudiants. On s’est regardé et on s’est demandé si nous étions bien au bon endroit. Mais, en apercevant des gros bides, plus de doute. Le salon du bébé se tenait au même endroit que le salon de l’Etudiant. Seul le hall était différent. 

Des stands, avec des produits similaires mais de marques et de prix différents à perte de vue. A chaque stand « poussette », nous nous sommes arrêtés. Parce qu’il faut savoir que les poussettes, ça fait des semaines que j’étais sur le dossier et que je n’y comprenais que dalle. Trop ou pas assez de fonctions. Compactes ou non.  Cosy, ou nacelle manquantes…De quoi devenir dingue. A chaque stand de poussette, aucune ne nous convenait. Les compactes n’étaient pas assez confort pour nous. Et les autres, il y a avait toujours un détail qui n’allait pas : trop de plastique, etc… Et puis…

C’est en étant sur le point d’abandonner que nous sommes passés devant la marque « Yoyo ». Tu sais, la marque que tu vois partouuuuuuuuuut dans Paris parce qu’elle est ultra compacte, ultra légère toussa toussa (mais ultra basse aussi)…que nous l’avons vu. LA poussette se trouvait sur le stand à coté. Mes yeux ont flashé dessus et j’ai attendu 1h15 que le représentant de la marque termine la présentation d’une poussette de ladite à des clients potentiels pour qu’il puisse nous montrer cette merveille. En 1h15 j’ai eu le temps de la toucher, de la retourner…de l’admirer et la seule phrase que j’avais dans la bouche était « elle est parfaite ». Nous sommes restés avec le représentant de la marque 1h30. Utilisant un textile et matériaux respectant l’environnement, fabriquée dans l’UE…lui donnait des points en plus. Le seul bémol, c’est qu’elle était commercialisée en France uniquement dans un seul magasin sur Paris.  La loose donc pour la revoir. Et qu’elle coute  un bras – genre un smic quoi .  Ma mère, de son coté a bien essayé de me faire changer d’avis en m’indiquant des poussettes chez Aubert qui correspondaient plus à ses critères qu’aux nôtres.

Alors, en ce weekend de Toussaint, nous sommes allés au seul magasin sur Paris qui commercialise (pour le moment ?) la poussette repérée au salon. Et mon Dieu c’est toujours un vrai coup de cœur. Comme des enfants on l’a essayé, dépliée, pliée…elle est parfaite. 1050 € sans le cosy.  250€ en plus si on veut celui-ci. Tant pis. Le cosy, on s’en fiche, on avait prévu d’acheter un siège auto groupe 0/1. Oui mais soyons raisonnable, 1050 € tout de même…alors, on a été au magasin Aubert, juste à coté. On a fait semblant de regarder les poussettes que ma mère nous avait conseillé. L’horreur. Autant le design pouvait passer, autant nos critères n’étaient pas là. Alors nous avons fait appel à une vendeuse. Qui, quand on lui a dit la marque de la poussette qu’on avait repéré dans le magasin d’à coté nous a répondu  » je vais pas pouvoir faire grand chose, c’est du luxe votre poussette tout y est au niveau confort et qualité », on a vite compris que nous n’allions pas resté longtemps dans le magasin. On a quand même joué le jeu, lui indiquant nos critères : confort, pas compacte… si possible pas forcement de cosy…et même la poussette à 1038 € qu’elle me proposait ne me donnait pas envie. Pourtant vu le prix on aurait pu s’attendre à un truc de fou…mais non… 

Alors, avec Mr Souris, on s’est mis d’accord. On a récupéré beaucoup de vêtements et d’accessoires de bébé. On peut/ veut se faire plaisir. Alors ça sera celle-là. Et pas une autre. 

Notre vrai coup de coeur.

Les catalogues de poussettes qui traînaient sur la table basse du salon – avec le premier TG positif de toute ma vie (que je n’ai toujours pas rangé) – ont été jeté à la poubelle.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes assises

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Je veux suivre les traces de la famille royale jusqu’au bout. Après l’HG, voilà que je craque (sans le savoir en plus) pour la marque qu’ils utilisent pour leur progéniture.

15 SG - 17 SA

Les changements des un(e)s et des autres

Hormis le fait que le ventre de Madame Souris puisse s’arrondir un peu plus chaque semaine, celle-ci a remarqué des changements dans son quotidien et le comportement de son entourage.

Monsieur Souris : Il est sur la réserve depuis le début. « Un pas après l’autre » est sa devise depuis la première prise de sang. A croire que les échecs, les claques, les KO qu’on a eu dans le parcours PMA l’ont tout aussi marqué que moi. Il a du mal à réaliser qu’il va devoir s’occuper d’un bébé et fait un peu l’autruche. Les prises de sang qui évoluent bien et les échographies ne l’ont pas aidé – moi non plus d’ailleurs. Par peur « qu’on » (mais qui est ce « on »?) nous reprenne l’Étincelle, il a annoncé la nouvelle à sa famille par SMS. En disant juste que « si tout allait bien, un bébé viendrait agrandir la famille en 2019 ». Il y a seulement quelques semaines où il a eu un déclic et à voulu, en se promenant dans une brocante acheter toute la garde robe  d’un nourrison. Mais à ma tête complétement paniquée (crise de panique à avoir plus du tout de respiration – pour dire) il a dosé ses pulsions. On a finalement acheté quelques vêtements, histoire de franchir un cap. A voir mon ventre s’arrondir de plus en plus, il prend plaisir à me mettre de l’huile d’amande douce sur mon ventre et à me masser – lui aussi veut pas que j’ai des vergetures. Depuis que je sens les bulles et quelques coups, il chuchote quelques mots à l’habitant dans mon ventre.

Ma mère : J’aurai voulu tarder pour lui annoncer la nouvelle mais à son regard complétement effrayé de me voir vomir du sang partout dans le jardin lors d’un repas de famille, cela l’a fait flippé et elle a même cru que je lui cachais une maladie grave. Elle en a pleuré, j’ai craqué et craché le morceau. A ma grande surprise, elle était hyper contente et a vidé tout le garage de vêtements et articles de puériculture pour nous les donner. Quand elle m’appelle, elle ose enfin me demander comment je vais. Chose qu’elle n’a jamais fait en pleine stimulation hormonale. Semaine dernière, Monsieur Souris était en déplacement dans le Sud de la France. Incapable de rester seule – encore des vomissements et pas mal de malaises – je suis donc allée chez mes parents. A ma grande surprise – et celles de mes ami(e)s – il n’y a pas eu de guerre nucléaire. Bien au contraire, elle a été au petit soin, me faisant au maximum prendre l’air et me gavant de nourriture (+ 3 kilos en un weekend !).

Mon père : Il a réalisé qu’il avait pris un coup de vieux parce que sa fille allait, à son tour, s’occuper d’un bébé. Son bébé. Il a été ému, m’a serré fort dans ses bras, avec un « c’est pas trop tôt » – à qui le dis-tu?! Il m’a demandé au moins vingt fois si j’étais sûre d’être enceinte… c’était assez marrant. A l’heure d’aujourd’hui – et même s’il sait que ma mère a gardé pleins de vêtements de bébé – il fait les magasins pour repérer des choses à acheter lorsqu’il saura le sexe. Comme ma mère, ma perte de poids l’a vraiment inquiété et du coup, il m’emmène régulièrement des grosses boîtes de gâteaux pour que je puisse nourrir l’habitant et faire des réserves. Malgré son enthousiasme à accueillir un bébé dans la famille, il a quand même pas changé d’avis : ^pour lui, faire un bébé FIV, c’est contre-nature. Bon, il changera d’avis quand il l’aura dans les bras.

Une des petites sœurs : Hyper heureuse d’apprendre qu’elle allait être tata, elle a du avoir un court-circuit dans ses neurones puisque la voilà qui tape des crises de jalousie parce que ma mère prend de mes nouvelles. Bon, c’est sûr qu’étant la dernière de la fratrie, et ayant de mon côté une relation particulièrement mouvementée avec ma mère, elle avait l’habitude d’être le centre du monde, de l’attention, mais là, le changement elle aime pas et elle me le fait bien payer. Lorsque je suis allée chez mes parents, j’ai du dormir avec elle. En bonne geek, elle a joué jusqu’à 2 h du matin, j’avais les yeux explosés, une nausée de malade – encore plus avec la fatigue – et elle, s’en foutait royal. « Tas qu’à rentrer chez toi si tu veux dormir » qu’elle m’a dit. LOL. Bon, elle est en pleine crise d’adolescence, mais j’ai failli l’encastrer dans le mur une bonne quinzaine de fois en quelques jours.

Une copine : C’est une copine de lycée. J’ai coupé contact lorsqu’au début de FIV 2, elle m’annonçait que son mec et elle allait accueillir un colocataire pendant plusieurs années. Ce soir là, j’étais dans mon lit, j’ai pas tout de suite compris le message. Puis, grosse crise de larme qui a duré tout le weekend, en disant à Monsieur Souris que c’était vraiment pas juste toussa toussa… Lui comprenait que dalle à ma réaction. Bref, elle a appris ma grossesse et m’a demandé de lui dire quand je montais chez mes parents. Qu’elle se débrouillerait pour monter sur Paris (elle habite le centre de la France) pour me ramener des vêtements de grossesses et des vêtements de bébé. Bordel, la copine je la calcule pas pendant quasi 9mois de gestation et les quelques mois de son fils et elle, elle s’en fiche. Elle monte exprès pour me filer des vêtements de maternité. Du coup, je me suis excusée de mon comportement mais ses parents ayant aussi subis la PMA pour l’avoir elle et ses sœurs l’ont un peu informé de ce parcours et elle comprend tout à fait que j’ai voulu me protéger tout d’abord. Ça fait bizarre de reparler à une personne que j’ai moi-même écarté de ma vie pour ne pas souffrir.

Et puis il y a quelques personnes, qui étaient présentes lors de mon parcours PMA, puis qui ont disparu au fur et à mesure de l’avancée de ma grossesse. Comme ça, sans raison particulière. Ça a le don d’ailleurs de mettre en rogne Monsieur Souris parce que pour lui, ça prouve que la solidarité n’est valable que dans la souffrance. J’avoue que j’arrive pas vraiment à comprendre ce comportement, puisque toutes les personnes avec qui j’ai pu sympathiser lors de mon parcours PMA et qui sont tombées enceintes sont restées mes potes. J’ai pas le même mode de fonctionnement, alors j’arrive pas à piger mais en fait j’ai bien envie de m’en foutre. Je suis en mode rebelle – la faute aux hormones il parait- et ça m’a permis de faire un énorme tri dans mes connaissances et mon répertoire téléphonique est heureux.

Et puis il y a les autres. Les personnes qui sont là, en mode pompom girl derrière, qu’importe les moments dans ma vie. Une pensée particulière pour mes copines de blogs Psychota / Lucienne / PtitLoup puis à Cécile (gros coeur sur toi), Laurence, Tomtom (pompom boy), Elo…<3

Être enceinte me permet de voir comment le comportement des personnes, proches ou non peut changer. Et de constater jusqu’à quel point les gens peuvent avoir un comportement différent. Et c’est vraiment effrayant parfois. 

 

Non classé

L acte de présence

Depuis quelques jours, des bulles se promenent dans mon ventre.

Aujourd’hui, vautrée sur mon canapé avec mon pc du boulot – me permettant de gérer au mieux mes dossiers pendant mon absence – j ai senti » un truc » (coucou Tom) provenant de mon ventre. M’accordant une petite pause, j’ai donc filé à la douche, quand ce que j’ai senti quelques minutes plus tôt à recommencer, faisant apparaître une bosse sur le côté gauche de mon ventre. Paniquée, j’ai envoyé un message à Mr Souris lui disant que j’ avais « un truc  » (re coucou Tom !) qui sortait et rentrait de mon ventre, formant une bosse et que je sentais des « coups ». Le pauvre, à distance ne pouvait pas faire grand chose mais ma « panique » l’a fait beaucoup rire.

Quelques mois après cette fameuse prise de sang positive, je ne réalise toujours pas qu’un être humain puisse se former dans mon corps et se manifester. Dans ma tête, les nombreux échecs sont encore bien présents et j’ai l impression qu on peut m’enlever ce bonheur à tout moment.

Pourtant, notre Étincelle est là, et se manifeste, comme pour me rassurer…

 

13 SG - 15 SA

hyperemesis gravidarum : Les nouvelles après une semaine de traitement

Après l’hospitalisation, c’est avec l’ordonnance que Mr Souris est parti à la pharmacie me prendre toute ma drogue pour éviter les vomissements. C’est donc trois anti vomitifs (un sous la langue / un dans le cul / et un à essayer d’avaler) que je gobe chaque jour, depuis une semaine.

Dès le lendemain, j’ai pu commencer à manger. Un petit déjeuner pour commencer. Léger. Puis, à midi, la sensation de faim – celle que j’ai perdu depuis quasiment deux mois – a fait son apparition. Le soir, je n’ai pas pu faire le repas, mais j’ai un peu mangé. Pour moi, c’était une première victoire. Mon estomac devait se réhabituer à manger / boire et à garder le tout.

Les jours d’après, une amélioration s’est faite sentir. J’ai pu reprendre un rythme « normal » : Petit déjeuner, déjeuner, goûter et dîner. L’impression de revivre. Même si l’envie des aliments n’était toujours pas retrouvée, je continuais à me forcer, en pensant fort à l’hospitalisation qui me pendait au nez si je ne reprenais pas du poids.

J’ai respecté tous les deux jours la pesée du matin, recommandée par l’hôpital. Chaque gramme en plus sur la balance me mettait en joie. J’ai reçu entre temps un mail de ma gynécologue, m’invitant à appeler le secrétariat pour prendre un rendez-vous afin de vérifier ladite prise de poids. Avec consigne de me rendre au rendez-vous avec, au minimum mon poids d’avant grossesse, soit 45 kilos. Si ce n’est pas le cas, l’hospitalisation me pend encore au nez. Mais j’ai bon espoir. Ce matin, la balance m’annonçait +4 kilos 200 grammes. Il me reste encore 3 « petits » kilos à prendre.Et surtout, mon but est de ne rien reperdre. Je commence à faire une obsession de la balance…

Je culpabilise beaucoup de devoir prendre des médicaments pour des personnes ayant une chimiothérapie. J’ai les boules de devoir avaler des traitements aussi fort alors que l’Étincelle se développe tranquillement. J’essaie de relativiser en me disant que je ne mets plus ma santé en danger. Et la sienne non plus – bien qu’il pompait dans le peu de réserve qu’il me restait. Pour le moment, de toute façon, sans les médicaments, je ne pourrai toujours pas manger. Ni boire. Alors pour le moment, on continue le traitement. Pas le choix.

Je voulais vous remercier pour votre bienveillance, dans vos commentaires de mon précédent article ou vos mails (auxquels je répondrai bientôt).

Merci à Lolly, qui a réussi à me faire déculpabiliser puisqu’elle écrit tellement bien que la grossesse, bien que désirée avec un parcours PMA n’est pas un paradis. Et qu’on a le droit de pas aimer être enceinte. Et de le regretter. Mais c’est pas parce qu’on veut pas d’enfant. Non non…c’est juste que certaines en bavent plus que d’autres. Voilà tout.

Pour celles qui pensent que même après un parcours PMA, on ne doit pas se plaindre puisqu’on a de la chance de vivre une grossesse, passez votre chemin. La grossesse, c’est pas pioupiou les oiseaux – en tout cas la mienne est loin d’être pioupiou depuis le début – et j’ai fait ce blog pour, comme celui de la PMA, gardez une trace de tout ça.

Que ça soit en mode positif ou négatif, je ne vais pas mâcher mes mots.

segolene commentaire blog
Je t’invite donc à ne pas venir me lire 🙂 – et à ne pas commenter avec ton vrai nom 😀

 

12 SG - 14 SA

hyperemesis gravidarum : Du Paradis à l’enfer il n’y a qu’un pas.

Lorsque j’étais en parcours PMA, je râlais lorsque des femmes se plaignaient d’être nauséeuses ou d’avoir des vomissements. Moi, je rêvais d’avoir ses symptômes. Alors, quand les premières nausées sont apparues rapidement à la deuxième prise de sang, je souriais bêtement, penchée sur la cuvette des toilettes, Mr Souris à mes côtés. Je me disais que si j’avais les symptômes, c’est que tout allait bien. J’ai bien vite déchanté lorsque j’ai appris qu’on pouvait avoir tous les symptômes de grossesse sans que celle-ci soit évolutive. La gueule. Mais après avoir vérifié avec plusieurs échographies que tout allait bien pour l’Etincelle, j’ai pu souffler, et profiter des symptômes.

Sauf qu’un jour, les nausées et vomissements se sont accentués. Je suis passée de quelques nausées à une dizaine de vomissements par jour. De l’eau ? impossible de l’avaler. De la nourriture ? Rien ne me faisait envie, tout me dégoutait, la vie d’un aliment était un supplice. Et bien sûr, si j’osais l’avaler, dans les dix minutes qui suivaient, ma tête était dans la cuvette des toilettes, Mr Souris à mes côtés (again). Alors je l’ai signalé à Dr Hope qui m’a prescrit des médicaments aux gingembres. Mais il fallait les avaler. Donc, ils atterrissaient dans la cuvette des toilettes, avec le peu de nourriture qu’il me restait dans mon estomac.

Lors de l’échographie du premier trimestre, la consœur de la gynécologue m’a pesé. Je partais avec un poids de 45 kilos. Lors de ladite pesée, j’étais à 40 kilos 100. Elle m’a conseillé de manger ce que je pouvais. La seule chose qui passait c’était de la meringue. Sauf que la meringue, ça nourrit pas. Puis, on s’en lasse assez vite. Alors j’ai essayé les compotes. Mais ça n’a pas marché. Puis comme je mourais de soif, j’ai essayé les fruits, comme les raisins. Sauf que le raisin, c’est bon, quand tu le vomis pas. Parce que quand la peau ressort par la gorge, je peux te dire que moi personnellement, j’ai bien douillé. Alors j’ai passé, totalement désespérée une heure devant la télévision, à enlever les pépins et la peau de chaque raisin qui se trouvait sur ma grappe. En priant pour que mon estomac veuille bien garder ce petit encas. Ça peut laisser sourire, mais je vous assure, vraiment, l’enfer.

J’ai pensé ces dernières semaines à mettre fin à ce calvaire, en interrompant la grossesse. C’est moche de le penser, encore pire de l’écrire. Imaginer quand je l’ai dis à ma gynécologue le jour du rendez-vous d’aujourd’hui. Elle m’a regardé avec d’énormes yeux, complétement abasourdie par ce que je venais de dire. Parce que j’en ai chié avec la PMA pour avoir une grossesse. Je rêvais d’avoir des symptômes, mais pas d’avoir des vomissements aussi violents. Je vomis entre 10 et 20 fois par jours. Du sang parfois. Je suis incapable de me lever seule. Si je dois aller aux toilettes et que Mr Souris n’est pas là, je rampe. Je suis dégoutée par la nourriture. Rien ne me donne envie et je sélectionne les aliments que j’essaie d’avaler en fonction de comment ça va repasser dans ma gorge. Voyant que j’étais vraiment au plus mal psychologiquement, elle m’a demandé de me peser. 

-7 kilos au compteur. Je suis à 38.8 kilos. Une horreur. Je re pleure. Je suis faible. Maigre. Je suis fatiguée et j’aime pas être enceinte parce que je suis malade. Très malade. Elle m’explique alors que je dois absolument me faire hospitaliser, je souffre d’hyperemesis gravidarum (‘hyperémèse gravidique). Une lettre pour l’hôpital plus tard, et me voilà aux urgences, sous perfusion.

Il n’y a malheureusement rien à faire. Pour l’instant, je suis sous traitement. Zophren, –  un médicament qui fond dans la bouche –  que l’on donne aux personnes ayant des chimiothérapies pour qu’ils n’aient pas de vomissements; du primpéran en suppositoire (vu que je peux rien avaler faut bien le faire passer quelque part…) et d’autres médicaments. Je ressors avec un bon cocktail pour les prochains mois. Parce que bien sûr, le mythe de « ça va passer au 1er trimestre » c’est pas toujours vrai. Parfois, ça continue, jusqu’à la fin.

Je suis, encore une fois, du mauvais côté des statistiques.

Je suis malheureuse de vivre une grossesse où les sentiments de faire du mal à mon bébé et d’en avoir marre de souffrir sont mélangés.

Si dans une semaine je ne reprends pas de kilos, je suis bonne pour être hospitalisée, dans le noir, sous perfusion, pour une durée indéterminée.

 

 

12 SG - 14 SA

Les résultats de la trisomie 21

Il y a une semaine, j’ai reçu courrier du laboratoire Eylau m’indiquant que les résultats du test de trisomie 21 étaient envoyés chez la gynécologue.

Aujourd’hui a donc eu lieu le fameux rendez-vous avec la gynécologue. A peine arrivés, elle nous donne la feuille du laboratoire.

Risque : 1/5479

Elle en profite pour me faire une échographie. Elle nous détaille tout ce qu’elle voit à l’écran : la tête, les fesses, les bras croisés du foetus, les jambes…elle nous demande si nous souhaitons connaître le sexe. Nous déclinons. On a attendu 5 ans pour avoir un bébé, on peut bien attendre 6 mois pour connaître son secret.

L’Étincelle va bien. Très bien. Alors que moi, je vais mal. Très mal. L’échographie tourne en séance psychologique. Je me retrouve à son bureau, inconsolable. Elle ne comprend pas très bien ce que je raconte. Me dit que ça va passer… Seulement, quand Mr Souris s’en mêle, un chouia agacé et que la gynécologue vérifie par elle-même les informations, elle saute sur son fauteuil.

Elle prépare  un papier récapitulant mon état catastrophique résumé sur une feuille A4 et nous donne la consigne d’aller immédiatement à l’hôpital où je suis inscrite à la maternité.

La-bas, on mettra enfin un mot sur mes maux.

ENFIN.

 

10 SG - 12 SA·RALC(S)

RALC #2

Mr Souris et moi-même avons été invité à une fête familiale il y a quelques jours.

A cette soirée était invitée la femme de mon cousin renommée ici M. Celle qui a arrêté la pilule il y a cinq ans, en même temps que l’autre femme du frère de mon cousin (renommée C) et qui espérait fort être enceinte en même temps qu’elle. Malheureusement C a réussi à avoir une petite fille, qui a fêté récemment ses 4 ans, tandis que M a toujours le ventre vide.

Ayant moi-même été plusieurs fois invitée à des soirées où il y avait des femmes enceintes, j’ai jugé bon de prévenir les invités que je ne voulais absolument pas qu’on parle de ce qui se passait dans mon ventre – de toute façon, il n’y a pas grand chose à dire vu que l’Etincelle se développe sans me faire des signes – à cette soirée. Personne n’a compris mon sentiment par rapport à M. On m’a carrément dit « Tu t’en fou, elle parle pas de ces soucis d’infertilité ». J’ai crû lâcher mon téléphone portable ce jour là. Mais sérieusement ? Est -ce que les gens s’entendent parler ? C’est un sujet relevant de la sexualité. Un sujet personnel. Si la personne n’a pas envie d’en parler, c’est pas pour autant qu’il faut lui foutre des femmes en cloques, à un stade avancé ou non sous le pif.

J’ai, ce jour là, décidé de m’habiller avec une robe en jeans qui ne me collait pas au corps, garder mon perfecto sur moi et mettre ma pochette sur le devant de mon corps. Quand nous sommes arrivés, il y avait des personnes que je ne connaissais pas. Mais apparemment, L’Etincelle n’était plus un secret pour personne. Et les seules personnes au courant ont du prévenir tout le monde, puisqu’à chaque claquement de bises (beurk), nous avons eu le droit à des félicitations. Seule M, m’a lâché un « salut » hyper froid qui laissait présager le restant de la soirée.

La soirée a continué…et j’ai eu envie de pleurer un million de fois.

Outre le fait que j’étais nauséeuse à souhait, j’ai eu l’occasion de ne manger que des bonbons. Tout à table m’était interdit. Je mourais de faim, et j’ai béni le bon Dieu d’avoir fait un malaise dans un magasin une heure auparavant et de m’avoir fait acheté un paquet de bonbon bourrés de colorants.

J’ai passé une bonne partie de la soirée debout. Mais ayant des maux de ventre – depuis le transfert, j’ai consigne de fusionner avec mon lit ou mon canapé – j’ai voulu m’asseoir sur le banc, à côté de M. Mais, elle m’a vite fait comprendre que la PB que je suis devenue n’était pas la bienvenue sur ledit banc. Elle c’est donc étalée de tout son long, et je suis restée debout le temps qu’une place se libère. En la maudissant hyper fort au passage.

Quelques temps plus tard, une dame vient me voir. Et elle (ose) me dire :  » oh un bébé prévu pour avril?! Mais c’est génial, vous avez trop bien prévu votre coup!!!« . Mon sang n’a fait qu’un tour. Moi, mourant de faim, étant fatiguée et malade, j’ai pas supporté qu’on me dise après 5 ans de PMA ce genre de chose. Non non non!!!! Alors, bien haut et fort j’ai du expliquer à l’assemblée que NON, parfois, c’était difficile de faire un bébé. Et que surtout, on a absolument pas décidé en fonction du mois de naissance. Pauvres cons!

Au moment du dessert, alors que nous étions sur le point de partir, je participai à une conversation lambda avec une dizaine de personnes quand une nénétte a changé de conversation, amenant le sujet sur mon ventre. Celui qui commence doucement à pousser à mon plus grand bonheur mais que j’ai bien pris soin de camoufler pour ne pas être le sujet de conversation et faire de la peine à M au passage. Et là…le drame… « Tu lèves ta robe pour nous montrer ton ventre ?! ». J’ai cru m’étouffer avec mon bonbon dans la bouche. Elle est où la limite ? Est-ce que pendant des années j’ai soulevé ma robe pour montrer le piercing au nombril que je changeais en fonction de mes vêtements? NON. Est-ce que le reste du temps, j’ai soulevé ma robe pour montrer mes cuisses ou mon ventre pleins de bleus à cause des traitements hormonaux. NON. Est-ce que ça va être pire durant les semaines à venir ? Franchement, demander à une personne que tu ne connais à peine de soulever sa robe pour voir son ventre…je suis encore sonnée.

Et un garçon – autre que Mr Souris – a osé poser sa main sur mon ventre pour « sentir la bosse ».
J’ai l’impression que je vais finir par tuer quelqu’un…

Mon petit bidon il y a 15 jours…
10 SG - 12 SA

Asseyez-vous Madame Monsieur

Le 18 juillet dernier, un blastocyste (nommé Etincelle) a été déposé délicatement par Docteur Hope. Neuf jours plus tard, la première prise de sang, avec un taux à 314 nous faisait monter sur la première marche du train. La deuxième prise de sang, avec un taux à 1922 nous faisait monter sur la deuxième marches. Et la troisième vérification, avec un taux à 6099 sur la troisième. Nous attendions que le contrôleur du train vienne composter notre billet. Et c’est après une première échographie un peu non officielle et légérement clandestine que celui-ci à valider notre montée. Notre angoisse était pour combien de temps ? Ne sachant pas vraiment où nous placer jusqu’à la vérification de notre billet par un contrôleur officiel de la ligne du train, nous sommes donc restés sagement debout. En regardant quelques couples nous pousser pour s’asseoir. Mais on s’en fichait nous. Nous étions dans le train. Complétement apeurés, ne savourant aucun moment de ce voyage, mais dans le train tout de même.

Aujourd’hui a eu lieu la fameuse échographie officielle du premier trimestre. 12 SA + 4 jours. La contrôleuse a pris un peu de retard. Un problème de train que nous a dit sa collègue. De toute façon, nous ne sommes plus à une attente supplémentaire. Celle-ci est venue nous chercher et m’a directement demander de me déshabiller. Pas d’échographie abdominale. On continue en vaginale. Soit. Et c’est après une échographie de 30 minutes, examinant l’Étincelle sous toutes les coutures et ne voyant aucunes anomalies qu’elle nous a donné notre billet composté encore une fois, nous demandant alors de bien vouloir souffler, et d’aller nous installer confortablement avec les autres voyageurs. Et de bien profiter du voyage.

Alors, même si depuis le début, le train est un peu mouvementé, me donnant nausées et vomissements et m’empêchant de prendre correctement mes repas, nous avons décidé de nous installer en première classe. Parce que nous sommes fatigués de cette longue attente sur le quai. Nous avons décidé de nous installer, non loin de certaines copines, et de garder la place quelques wagons plus loin pour d’autres, celles qui sont toujours en attente que la première marche du train touche le quai.

echographie 12 sa